Commerçants : Le commerce est une activité qui consiste en l’achat, la vente, l’échange de marchandises, de denrées, de valeurs ou en la vente de services. Pour avoir le statut de commerçant, toute personne physique ou morale, faisant habituellement des actes de Commerce, est inscrite au registre du commerce et des sociétés, qui est tenu au greffe du tribunal de commerce du Lieu où il exerce ses activités
Artisans : Professionnel qui exerce à son compte un métier manuel, souvent artistique. À la fin du XVIIIème siècle, à Rosny, le commerce et l’artisanat sont liés à l’agriculture et aux besoins des quelques bourgeois en résidence à Rosny ainsi que les Viticulteurs. Les Rosnéens vivaient beaucoup de leurs récoltes, de leurs élevages, et de la livraison de leur production aux Marchés de Paris. Il y avait peu de commerce alimentaire ; par contre on trouvait de nombreux artisans comme Maréchal-ferrant et Charron qui entretenaient les chevaux et voitures à chevaux, le Bourrelier travaillant le cuir (colliers et harnachements pour les chevaux, ceintures, tabliers pour les marchands de vin), ils réparaient aussi les cartables (qui à cette époque duraient plusieurs années), le Forgeron, le Rémouleur pour affûter couteaux, ciseaux et outils, les Cordonniers qui réparaient les chaussures, on peut citer aussi comme artisan les Peintres qui refont les tapisseries et peintures, les Couvreurs, Chauffagistes, Plombiers telle la maison RANSY tenue de père en fils de 1926 à 2004, les Coiffeurs, les Tapissiers, les Jardiniers, les Couturières, etc……..
Le colportage était important et l’on voyait arriver dans la région parisienne des vendeurs de dentelle, de couteaux et divers objets. Ils venaient souvent d’Auvergne.
Ils arrivaient souvent en roulottes ou en voiture à cheval et criaient dans les rues.
Nous voyons dans les actes de vente du 22 Juillet 1871 que Monsieur Alexandre PIERRE a acquis de la commune un terrain sis place de l’église sur lequel il a fait ériger une maison avec 14 fenêtres qui est devenu ensuite un magasin de droguerie tenu par Monsieur VASSIVIÈRES, puis DONGY, puis GUILLAIN et qui est actuellement un magasin de produits bio.
Le 20 Juin 1897, le nouveau propriétaire Monsieur CHAUVEL demande à la Mairie l’autorisation d’ériger une boutique en façade sur la place et à la Préfecture celle de faire de même en bordure de la route départementale n° 19 (actuellement Rue Richard-Gardebled).
À cet emplacement une droguerie à pris place tenue par Messieurs VEISSIÈRES, DONGY, GUILLAIN. Une transformation est en cours pour en faire un magasin de produits bio.
On peut trouver en 1895 d’après le bottin de Rosny : 6 cafetiers, 3 bouchers, 3 laitiers, 3 boulangers, 4 menuisiers, 9 épiciers, 2 fabricants de plâtre, 2 cordonniers, 2 charcutiers, 1 tonnelier, 1 maître de pressoir,2 perruquiers, 1 modiste, 1 ferblantier, 1 maréchal ferrant, 1 charron, 1 forgeron, 1 peintre, 2 vanniers, 10 marchands de vin, 2 marchands de nouveautés, 2 dentistes, 1 pharmacien, 2 docteurs, 3 maçons, 1 couturier, 3 tailleurs, 1 champignonniste, 1 libraire marchand de journaux, 2 marbriers, 1 maître de lavoir, 1 marchand de charbon, 1 mercière, 2 serruriers, 1 droguistes, 1 nourrisseur, 3 architectes, 1 couvreur, 1 voiturier, 3 imprimeurs, 2 agences de location, 1 fabricant de bas sans couture, 1 charpentier, etc..
À cette époque les commerçants pratiquaient beaucoup la livraison à domicile, le marchand de vin par exemple, le laitier et le glacier se déplaçaient ainsi que les épiciers.
En effet chaque matin le glacier déposait des barres de glace pour la fabrication des glaces et sorbets. À cette époque, la sorbetière n’existait pas et le glacier devait concasser la glace en y ajoutant des fruits ou des crèmes.
Un marché en plein air avait été établi sur le trottoir du chemin de grande communication N°21 dit Route de Nogent et actuellement Avenue Jean Jaurès, le 23 Octobre 1895. Il ouvrait les Mercredi et Samedi matin .il offrait un grand choix de fruits et légumes frais. Il est remplacé par l’actuel marché des Boutours situé Rue Victor Hugo.
LES CINÉMAS
Avant la guerre de 1914, le bal attenant au café tabac Rue de Neuilly, à côté du Square Richard-Gardebled a été transformé en cinéma appelé le PALACE. Il avait un balcon et pendant l’entracte de nombreuses attractions étaient proposées (souvent prestidigitation).
L’apparition de la télévision vida les salles de cinéma et le PALACE ferma ses portes en 1964.
Sur une partie des terrains de l’ancienne propriété DESGENETTE, une salle de bal vit le jour au XIXème siècle.
Comme le PALACE, cette salle devient le cinéma UNIVERSEL qui prit ensuite le nom de TRIANON. Le petit écran entraîna sa fermeture. La municipalité l’a racheté et rénové et sa réouverture eut lieu en 1985 à titre de cinéma familial. IL est actuellement démoli et rouvrira sous le nouvel immeuble construit à son emplacement.

Entre 1930 et 1960 des magasins à succursales multiples s’installent dans Rosny : GOULET-TURPIN, FAMILISTÈRE, L’UNION COMMERCIALE, NICOLAS, HAUSER, MAGGI et développent la livraison à domicile.
C’est ainsi que Madame YUNG portait dès 7 heures du matin le lait aux quatre coins de la ville tous les jours même le Dimanche et par tous les temps. Elle cessa son activité en 1936.
Il ne faut pas oublier à cette époque un personnage important ; la sage-femme ; Madame CORDONNEAU qui a mis au monde de nombreux Rosnéens. Elle suivait ses petits et lorsqu’elle les rencontrait leur donnait un sou.
Il y avait un établissement de bains douches Rue Gambetta ce qui rendait bien services car les salles d’eau étaient pratiquement inexistantes.
À partir du 15 Avril 1934 un nouveau marché s’installa sur la place Carnot en face de l’église les Dimanche et Jeudis matin. Il existe encore.
Les principales rues de Rosny étaient les Rues de l’Église et de Neuilly.
En partant de la Rue de Paris (actuellement Rue du 4ème Zouaves) et de la Rue de l’Église (actuellement Rue du Général GALLIENI) se trouvaient la boucherie CORNE qui devient DAMERON, une triperie M. GUENOUX, un coiffeur, une épicerie tenue par la famille COUMAUD, un débit de boisson tenu par la fille DICHAMP, un marchand de charbon successeur de Monsieur VERSAPUECH.
Après la Place CARNOT du même côté, on trouvait quelques habitations puis une blanchisserie tenue par Madame GAURON qui faisait tout à la main avec une grande dextérité.
Tout de suite après dans une cour, Monsieur CLÉMENTEL réparait les vélos.
Ensuite nous trouvions la Pâtisserie ALBEZARD qui vendait des gâteaux pur beurre et des caramels faits maison dont nous sentons encore le goût.
En continuant la rue nous trouvions la boutique du tailleur M MOSKOVITZ qui a été déporté et que nous n’avons jamais revu. Son prédécesseur était Monsieur MARCADE taxidermiste qui empaillait les animaux domestiques des gens de Rosny ou les trophées de chasse.
Venait ensuite la maison de Monsieur ROUSSEL anciennement GRÉGY agriculteurs.
Ensuite le garage de Monsieur Marcel HULOT, la miroiterie COUNIL qui se trouvait dernièrement Rue du Président KENNEDY, la crèmerie AUBRY et l’imprimerie JARRY, puis la pharmacie MELOT terminaient la rue.
De l’autre côté de cette rue, Il y avait un magasin de chaussures tenu par les époux MOREAU et leur fille Madame LANGLOIS, un peu plus loin Madame DEBS tenait une épicerie à succursale multiple les docks, à sa suite une charcuterie très renommée : la charcuterie BERNARD qui nous proposait des plats tout prêts.
Venaient ensuite le garage JACOB, le transport LAMY une épicerie fine tenue par Madame LIAUBET et sa fille Valentine. Cette épicerie des vins provenant du grossiste Monsieur ROBERT demeurant Rue d’Avron (actuellement Rue Édouard BEAULIEU). Il y avait aussi la boucherie BURCKNER actuellement boucherie GALLIENI, Un peu plus loin Monsieur TEXERAT brûlait son café et vendait des bonbons, des sucettes PIERROT, des roudoudous et des boîtes de coco.
En continuant nous avions la boulangerie AMIOT, puis la maison FIXOT herboriste, photographe et aussi corseterie, L’UNION COMMERCIALE puis le dispensaire.
À partir de 1960 eu égard au modernisme certains commerçants ont changé d’activité. Par exemple la maison FIXOT s’est consacrée à la photo et la Maison NÈGRE à l’installation et à l’entretien de chaudières à gaz et de pompes à chaleur.
Plusieurs petits ateliers donnaient du travail à domicile ; l’atelier de fabrication de houppettes en plumes de cygne, la confection de cravates, le collage des dominos, etc..
J’ai relevé dans un bottin de 1939 environ quelques noms de commerçants qui vont nous rappeler d’agréables souvenirs :
- Boulangerie BREUZE au 3 Rue du Général LECLERC : Spécialiste du feuilletage.
- Au coq d’or Maison LANAURE au 45 Rue Paul CAVARÉ : Bijoutier.
- Institut MARET : Kiné, piscine au 163 Rue du Général Leclerc.
- BODIN : Blanchisserie au 1 Rue d’Estienne d’ORVES.
- PARIS CHIC : M. LIPA Vêtements, Rue du Général GALIENI.
- BAZAR DES HLM : M. THOMAS Droguiste au 160 Rue du Général LECLERC.
- DEBUSHÈRE ÉLECTRICITE : 4 Impasse du Chemin de fer, Rue A. France.
- Le FAMILISTÈRE : Madame GOBEAU Place de la Mairie.
- TRIPERIE GUENOUX au 2 Rue GALLIENI.
- Cordonnerie CLÉMENT au 45 Rue ROCHEBRUNE (actuellement Rue Claude PERNES)
- MERLE : Vente de journaux au 5 Rue RICHARD-GARDEBLED.
- DUPOIX PATISSERIE au 29 avenue Jean JAURES.
- BUSSONE CYCLES : Rue du Général LECLERC.
Lucette PASQUIER
S.H.R.B. – Décembre 2011
